• Bruno Roger-Petit dit. Et cela fut.

    by  • 9 novembre 2012 • Débats en vrille • 1 Comment

    S’il y a une satisfaction à tirer de tout ce fatras médiatique qu’est devenu le « débat » sur le mariage gay, c’est de voir que le camp qui accuse les opposants au mariage-pour-tous de ne pas avoir d’argument n’en a visiblement pas beaucoup plus sous le capot. Je vous renvoie ainsi à la tribune de Bruno Roger-Petit qui se demande (pour la forme, il a déjà la réponse toute chaude) si on peut s’opposer au projet de loi du gouvernement sans être homophobe d’une façon ou d’une autre.

    Son point de départ : Eric Zemmour. Son postulat : il dit tout haut ce que « tous les opposants au mariage entre personnes de même sexe et à l’adoption par ces personnes mariées pensent tout bas ». Oui, il pose la question, mais ne tarde pas à y répondre.

    Pour lui, s’interroger sur ce qui constitue déjà une réalité dans d’autres pays, à savoir l’extension du mariage à trois ou plus, est un « pot pourri de bêtise ordinaire ». BRP le dit, cela suffit.

    Pour asséner son argumentation tel un uppercut cherchant le knock-out, notre chroniqueur politico-sportif se permet un merveilleux Godwin : il précise, pour invalider la volonté (illusoire, soyons-en sûrs) de la droite d’abroger le mariage gay une fois revenue au pouvoir, que « le dernier régime à avoir touché rétroactivement à l’état-civil des personnes, c’est le gouvernement de Vichy, c’est vous dire où la droite 2012 se situe dans son Histoire. » Et vous voyez par la même occasion où Roger-Petit situe le niveau.

    Et quel est le fond de cette vieille droite rance progressivement sortie du bois ? Le catholicisme ! Peu importe que toutes les religions s’épanouissant dans notre pays se soient manifestées, peu importent même les avis discordants de certaines personnalités de gauche ou de spécialistes. L’abbé Grosjean devient même la figure de proue de cette cabale occulte. L’exemple-type que la bienveillance affichée du prêtre masque en réalité une hydre sournoise et venimeuse, bouffie de haine et de rancœur contre la modernité.

    Aussi, sans détour, notre commentateur prononce la sentence :

    « Celle-ci peut être directe ou indirecte, franche ou insidieuse, larvée ou revendiquée, étayée ou instinctive, culturelle ou religieuse, peu importe : dès lors que l’on dénie à une personne homosexuelle le droit d’élever un enfant à raison de sa sexualité, on professe l’homophobie. »

    Vous êtes priés de souscrire à cette vérité aussi indiscutable qu’un dogme catholique.

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    avait tout pour devenir un authentique réactionnaire : il n’aime pas beaucoup son époque, craint les dictatures modernes, celles de l’argent, du peuple, de l’opinion et du progrès. Seulement Henry le Barde est catholique. Il pense donc qu’il est de son devoir de chrétien de contribuer à l’avènement d’un monde meilleur, libérateur et respectueux de la création du 6e jour : l’homme. Il regrette que le beau mot de libéralisme soit cantonné par ses thuriféraires comme par ses contempteurs aux baisses d’impôt, à la course éternelle au profit sans limite et à une construction européenne privée de ses racines. Il préfère, avec (et surtout après) Bernanos, s’interroger : « La liberté, pour quoi faire ? »

    One Response to Bruno Roger-Petit dit. Et cela fut.

    1. Amie5978
      12 novembre 2012 at 11 h 04 min

      Que pensez-vous de ce CU ? Contrazt Universel -que je dis- Légalisé, en bref le CUL….

      http://culture-et-debats.over-blog.com/article-le-contrat-universel-au-dela-du-mariage-gay-lionel-labosse-2012-101770570.html

        (Citer ce commentaire)  (Répondre)

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